Beschreibung
Produktdetails
Einband
Taschenbuch
Erscheinungsdatum
24.11.2005
Verlag
GallimardSeitenzahl
416
Maße (L/B/H)
20.5/13.9/2.7 cm
Sprache
Französisch
ISBN
978-2-07-073036-0
Le 3 mars 1955, Jean Cocteau est élu à l'Académie française par 17 voix contre 11 à Carcopino. Cette élection bouscule bien des convenances. Deux mois plus tôt, Cocteau était également élu au fauteuil de Colette à l'Académie royale de Belgique.
Est-il à ce point épris de gloire ? - Non, précise-t-il.
S'il est désenchanté, c'est qu'il a soif de reconnaissance, qu'il cherche la justice ou plus exactement la justesse, le nombre, l'équilibre. S'il s'en plaint, c'est qu'il souffre. C'est assez récurrent chez lui. On couronne l'homme public sans avoir lu le poète.
Il faudrait donc lire ce journal comme une tentative de réhabilitation.
En attendant, Cocteau voyage. Il est à Bruxelles, à Saint-Moritz, à Rome, où il inaugure l'exposition « 100 Cocteau » et visite le Vatican. En France, il séjourne à la villa Santo Sospir du cap Ferrat, rencontre Picasso à Cannes, se rend au festival du cinéma, assiste à des corridas à Nîmes et à Céret, et au Grand Prix automobile de Monaco.
Il trouve encore le temps d'échanger des propos ou de correspondre avec Mauriac, le cinéaste Henri-Georges Clouzot, Sartre, Genet, Buffet, de lire Montaigne, de dénoncer le complot surréaliste et la fausse gauche tapie à la NRF. À la faveur de sa récente élection à l'Académie française, Jean Cocteau est amené à cette conclusion ironique : « Maintenant j'en suis certain, le monde est une énorme blague. »
Noch keine Bewertungen vorhanden
Verfassen Sie die erste Bewertung zu diesem Artikel
Helfen Sie anderen Kundinnen und Kunden durch Ihre Meinung.