TJ'étais en proie ´r de grands tourments ; quelques pensées trcs actives et trcs aiguës me gâtaient tout le reste de l'esprit et du monde. Rien ne pouvait me distraire de mon mal que je n'y revinsse plus éperdument. Il s'y ajoutait l'amertume et l'humiliation de me sentir vaincu par des choses mentales, c'est-´r-dire, faites pour l'oubli. L'espcce de douleur qui a une pensée pour une cause apparente entretient cette pensée meme ; et par l´r, s'engendre, s'éternise, se renforce elle-meme. Davantage : elle se perfectionne en quelque manicre ; se fait toujours plus subtile, plus habile, plus puissante, plus inventive, plus inattaquable. Une pensée qui torture un homme échappe aux conditions de la pensée ; devient un autre, un parasite.t Paul Valéry.
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